International : les Anglo-Saxons au top

La crise n’épargne personne. Et pourtant, les enseignes sélectives américaines et britanniques, qui jouent le luxe pragmatique pour les premières ou le luxe abordable pour les secondes, affichent des progressions à faire pâlir d’envie leurs homologues françaises (voir tableau ci-dessous). Comment expliquer cette différence ? Malgré la récession, la beauté semble défier les enjeux économiques dans une Grande Bretagne où le glamour, avec Kate Middleton pour porte-drapeau, est de retour. Et les distributeurs anglo-saxons jouent sans doute mieux le jeu de la nouveauté. Ainsi, lors de la matinée BeautyBusiness de CosmétiqueMag en novembre dernier, Martine Ringwald, senior vice president Beauty de The NPD Group, rappelait que les nouvelles marques de couturiers (Jimmy Choo, Elie Saab, Valentino…), pourtant créées en France, ont connu outre-Manche un succès plus significatif que dans l’Hexagone alors que les parfums ne représentent pas les deux tiers de leur chiffre d’affaires comme pour les Français. La part plus importante du soin et du maquillage, prépondérante aux États-Unis, est-elle une des explications ? Dans des magasins qui proposent une véritable shopping experience, ce sont deux rayons portés par le conseil et le service, où la distribution sélective prend tout son sens. Certains voient d’ailleurs dans leur succès une remise en cause du libre-service à la française, lui-même concurrencé directement par Internet. Évidemment, ces marchés n’échappent pas à la pression promotionnelle. Mais si en France, celle-ci passe d’abord par des prix barrés, elle s’exprime plus finement chez les Anglo-Saxons avec des cadeaux contre achat. Des pistes à suivre ?

 

Un duo gagnant

Evolution des ventes de la catégorie «prestige» 2012/2011

pays

En $ et en %

Etats-Unis

+7%

Royaume-Uni

+5%

France

-1%

Italie

-4%

Espagne

-7%

Source : NPD

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