Bourjois s’installe à Paris

Joli cadeau d’anniversaire pour ses 150 ans : la marque s’est offert ce week-end un magasin (41 m², 4 salariées) dans le Passage du Havre (Eurocommercial) avec une vitrine sur la rue éponyme. Tout y est Bourjois et parisien… Ou faut-il écrire parisienne ? En effet, dans cette boutique conçue par Saguez, qui a aussi mené à bien la restauration du centre commercial, la capitale comme ses habitantes sont à l’honneur. On peut y ajouter la touche de bonne humeur inhérente à la marque et symbolisée par un parfum de fard (concentré encapsulé et diffusé en collaboration avec Scentys) qui accueille la consommatrice dès son entrée. On retrouve ce même ton léger et rieur avec la signalétique : «Bouche en cœur», «Joue contre joue», «Poudre aux yeux», etc. Il ne faut pas pour autant en conclure que ce magasin est avant tout un vecteur d’image. «Si nous ne nous prenons apparemment pas au sérieux, nous faisons les choses sérieusement», insiste Eric Bouvier, DG France. Nous devons «proposer la plus belle exécution de la marque en France, cristalliser tout son savoir-faire et offrir de réels services», précise Nicolas Goulier, directeur de projet. Pourquoi cette nécessité alors que la marque est diffusée dans environ 2 500 portes en France, dont 1 200 GMS et environ  300 Monoprix ? Il s’agit de lui redonner du contenu, d’exploiter tout son potentiel d’image, de faire (re)découvrir la largeur de son offre, d’où la présence de 470 références (dont un parfum, Soir de Paris, mais sans les produits de toilette), contre les 250 que propose habituellement un grand point de vente. Un assortiment élargi, un merchandising créatif et surtout des services. Bourjois propose tout ce qui se fait en matière de maquillage, épilation des sourcils, manucurie et «nail art» compris,dans un grand éventail de prix commençant à 2 €. Et, en plus, pour 1 €, la consommatrice peut choisir dans un «open bar» à vernis la couleur de son choix et l’appliquer elle-même. Une «shopping experience» qui donne envie.

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