Alors que de grands pans de l’industrie française vont mal, que se pose la question de l’emploi industriel dans notre pays, que le gouvernement comprend même un ministère du Redressement productif, le made in France est évidemment à l’ordre du jour. Et en grand communicant, Michel-Edouard Leclerc, patron des hypermarchés éponymes, a enfourché ce cheval de bataille. Il a annoncé que les magasins allaient rogner sur leur bénéfice net pour soutenir leurs fournisseurs réalisant moins de 50 millions d’euros de chiffres d’affaires en s’engageant notamment à préserver leurs marges. Eric Renard, co-fondateur de La Phocéenne de Cosmétique, qui fournit la grande distribution, fera-t-il partie des heureux élus ? Convaincu de l’excellence de la filière cosmétique française, il a en effet pris le parti de s’offrir de pleines pages de pub pour vanter les mérites du made in France. Un discours bienvenu pour rappeler ce qui devrait être une évidence. En effet, même si l’Etat revoit son jugement sur la Cosmetic Valley, il est symbolique que le pôle de compétitivité ait, dans un premier temps, été jugé seulement «performant», sans accéder aux premières marches du podium. Pourtant, les performances de cette industrie mériteraient davantage d’égards. Et moins d’acharnement réglementaire parfois franco-français afin de continuer à exporter et à produire en France comme elle le fait déjà.

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