Inspiration : versailles revient en grâce

Dans la dernière publicité Dior J’Adore, tout participe à l’émerveillement : le défilé de stars, les robes couture, la musique de Gossip… et le fabuleux décor de la Galerie des Glaces du château de Versailles. Passionné par Marie-Antoinette, Christian Dior avait parsemé ses créations de clins d’œil au XVIIIe siècle, des robes New Look au flacon de Diorissimo. Aujourd’hui encore, la marque de LVMH puise dans ce passé avec la nouvelle gamme de soins premium Dior Prestige à l’absolu de rose souveraine, une formule extraite des recettes de beauté de la reine, qui souhaitait protéger son teint des agressions des fards. Cet automne, L’Oréal Paris allait plutôt chercher son inspiration du côté de la cour de Louis XV avec une collection de maquillage Versailles en édition limitée. Tout en dorures, elle promettait de donner «des allures de marquise».

Au pays qui a mené Louis XVI à l’échafaud, les fastes de l’Ancien Régime reviendraient-ils en grâce ? L’historienne Elisabeth de Feydeau n’est pas étonnée : «Le XVIIIe siècle a toujours été une référence de savoir-faire, de bon goût, d’hédonisme, en mode comme en décoration. Avant 1789, Versailles était le lieu où se faisaient les tendances, dans tous les métiers d’art. Récemment, Jean-Jacques Aillagon lui a réinsufflé de la modernité en organisant des expositions d’art contemporain lorsqu’il présidait le château de Versailles». Le film de Sofia Coppola en 2006 a contribué au retour d’affection des Français pour Marie-Antoinette. Au-delà de la France, cette tendance s’adresse aux nouveaux clients du luxe qui raffolent de ce symbole de raffinement : Chinois, Russes, Brésiliens. Les Japonais en étaient déjà friands depuis longtemps. Elisabeth de Feydeau a elle-même créé une ligne de bougies Versailles aux noms évocateurs : L’Enfant-Roi, Potager Royal, Montespan… Distribuée chez Jovoy et Sens Unique à Paris, la gamme s’exporte jusqu’en Australie.

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