cosmétotextile : Lytess comme un produit de soin

Marc Vautier, directeur marketing et communication : "Nous étudions d'autres applications : après-soleil, atopie ou traitement des vergetures."

Peu à peu la cosmétotextile entre dans les mœurs. De là à ce qu’elle rejoigne les rayons comme un produit hydratant ou amincissant traditionnel, il y a encore du chemin. Ce n’est pas un hasard si Lytess a fait ses premiers pas essentiellement avec le téléachat ou chez les vépécistes. Ces circuits permettent d’expliquer le fonctionnement de ces collants, tee-shirts, voire manchons ou strings qui traitent grâce à la micro-encapsulation de principes actifs résistant à une trentaine de lavages. L’entreprise créée par Philippe Andrieu en 2003 s’est cependant très vite tournée vers les pharmacies et parapharmacies. En 2007, alors qu’elle réalise un chiffre d’affaires de 4,4 millions d’euros, elle ouvre son capital à la Caisse des Dépôts et à Sofimac, un fonds régional, et elle lance sa première campagne de communication. En 2009 commence un premier partenariat avec L’Oréal et l’année suivante, l’entreprise ouvre en Tunisie une usine dédiée à cette forme particulière de tricotage. En 2011, le chiffre d’affaires se monte à 13,1millions d’euros (vente à distance : 27%, pharmacies et para : 25%, export : 21%, sous-traitance : 25% et 1% pour le nouveau circuit des magasins de sport). Reste à assurer le passage de la cosmétotextile à la «dermotextile». Comme l’explique Marc Vautier, directeur marketing et communication : «Nous devons d’une part élargir la technique à d’autres applications comme l’après-soleil, l’atopie ou les vergetures en encapsulant une idée de thérapie. D’autre part, nous devons convaincre les pharmaciens de notre maîtrise technologique et récupérer, chez eux, les “abandonnistes” de l’amincissement».

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