Carte blanche : hONORINE BLANC

Beyrouth, Paris, New York. Trois villes qui comptent dans la vie de la parfumeuse de Firmenich. À Beyrouth est née sa vocation, à Paris elle a appris le métier qu’elle exerce à New York depuis ses débuts.

Les sources qui l’inspirent

«Tout ce qui est émotion, tout ce qui fait vibrer… L’inspiration ne vient pas au bureau, elle est incontrôlable. J’ai toujours un carnet sur moi et j’écris toutes mes idées. Par exemple, un tableau moderne d’où il émane une forte tension entre le rouge et le blanc déclenche chez moi une émotion, source d’inspiration. Chaque matière a sa couleur. Je visualise mes formules, elles ont des formes, des couleurs, de la texture. Enfi n, je crois à l’optimisme de la création. Le consommateur veut de la joie, de la simplicité, de la qualité et de l’éclat. L’optimisme guide ma création.»

Les hommes et les femmes qui ont compté

«À la fin de mes études à l’Isipca, j’ai choisi de faire mon sstage à New York, chez IFF avec Carlos Benaïm et Sophia Grojsman (photo). Embauchée à l’issue de ces trois mois, j’ai été l’élève de Sophia pendant cinq ans. À ses côtés, j’ai pu explorer des accords créatifs hors des conventions, simplement tels que je les ressentais. Après IFF, j’ai fait un bref passage chez Fragrance Resources, toujours à New York. Puis Firmenich m’a contactée, et cela ne se refuse pas… C’était il y a sept ans.»

Les matières qui l’ont marquée

«Le jasmin, évidemment. Il y en avait un dans notre jardin à Beyrouth mais à l’époque, j’ignorais qu’il s’agissait d’un jasmin sambac (photo ci-dessus). J’affectionne aussi les notes soufrées, dont le bourgeon de cassis (ci-contre), qui est mon addiction, une bascule entre un monde animal et végétal. Et il y a l’ambrox… Ce qui compte, c’est la confrontation entre la synthèse, qui apporte structure et modernité, et les matières naturelles qui font vibrer, plutôt que leur superposition. J’aime mélanger les genres.»

Les parfums qu’elle porte

«Aujourd’hui, en dehors des parfums que je travaille, je prends plaisir à porter des accords simples que je construis autour de quelques matières. J’aime la tension entre la structure, la qualité et l’addiction.»

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