au coeur de la socio-esthétique

Elles pansent les maux par des mots et des gestes embellisseurs – un modelage du visage, une séance de maquillage… Elles aménagent quelques mètres carrés au sein d’un hôpital, d’une prison, d’une maison d’accueil… en cabine de soin. Elles sont socio-esthéticiennes et, pour la première fois, elles se sont réunies en congrès le 13 avril dernier à l’appel de leur association, le Codes, à l’Institut Pasteur, à Paris. Un lieu symbolique pour ces femmes reconnues par le milieu médical – la socio-esthétique est intégrée dans le Plan cancer en tant que soin de support. Cette acceptation est le fruit de plusieurs années d’actions menées par des hommes et des femmes. à commencer par Renée Rousière. Dès 1966, cette esthéticienne, persuadée des bienfaits de l’esthétique sur le moral des individus, rejoint le service psychiatrique du CHRU de Tours. C’est dans cet établissement qu’elle créera, en 1978, le Cours d’esthétique privé à option humanitaire et sociale : le Codes. Les socio-esthéticiennes collaborent avec les équipes soignantes et médico-éducatives, sont présentes dans des hôpitaux, des centres spécialisés… et pourquoi pas dans des parfumeries ? Certaines enseignes y réfléchissent. Ces intervenantes aident les malades mais aussi les personnes en détresse sociale à retrouver une meilleure image d’elles-mêmes. La beauté est loin d’être futile.

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