Acquisition : cadum dans le giron de L’Oréal

Dirigée par Hervé Navellou, la division France Produits grand public du groupe accueillera Cadum.

Après de nombreuses rumeurs, c’est finalement L’Oréal qui accueille Cadum et ses soeurs Iba, Donge et Cleopatra dans son portefeuille. Le groupe aurait repris la marque d’hygiène hexagonale au fonds d’investissement Milestone Capital pour la modique somme de 200 millions d’euros. Ce dernier annonçait que le résultat opérationnel avait doublé en 2011 et, par déduction, les spécialistes l’estimeraient aujourd’hui à 15 millions d’euros. Le prix de vente, 12 fois l’Ebitda, serait donc envisageable et devrait faire monter les prix sur le marché des fusions-acquisitions. «Cela pourrait être cher payé pour une entreprise qui ne semble pas stratégique mais, pour L’Oréal, rien n’est cher», confie un analyste. Logiquement, si elle n’est pas développée à l’international, Cadum ne peut rejoindre que Lascad, l’affaire franco-française du groupe au sein de la division France des Produits grand public, dirigée par Hervé Navellou.

La marque centenaire – fondée en 1907 – est passée depuis de main en main : Colgate-Palmolive la cède en 2003 à Jean-Marie Total et Gilles Nouailhetas, les actuels dirigeants, qui font entrer majoritairement Milestone au capital en 2007. Les deux entrepreneurs réveillent la belle endormie, la développent sur les douches, les déodorants et l’hygiène masculine, s’offrant même les services jusqu’à récemment du couple de nageurs Laure Manaudou et Frédérick Bousquet. Cadum, forte de son expertise sur les peaux sèches et qui n’avait pas lancé de nouvelle gamme depuis près de dix ans, propose cette année une ligne à l’eau thermale de Normandie, un territoire emprunté à la pharmacie. La marque se classait 5e (hors MDD) en valeur à fin 2011 (1). Le bébé a bien grandi.

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