cosmétiquement correct

Bonne nouvelle, la beauté n’est pas futile. Les candidats à l’élection présidentielle ont en effet accepté de répondre à nos questions sur leurs projets pour cette industrie. Un véritable signe de reconnaissance pour le secteur, qui est aussi l’un des bons élèves de la balance commerciale française. Même si les réponses sont hétérogènes, tous se retrouvent relativement d’accord sur bien des points, dans un consensus politiquement ou cosmétiquement correct. Majoritairement pour Reach, même si Jean-Luc Mélenchon, souvent plus radical qu’Eva Joly, dénonce le poids des lobbies ; généralement modérés sur l’Afssaps ; prêts à soutenir – chacun à leur manière – les PME, qui doivent être les bénéficiaires du crédit d’impôt recherche… Et surtout unanimes dans la prudence face aux ingrédients contestés, à tort ou à raison, par une partie de l’opinion publique. Le principe de précaution est, au minimum, leur règle commune. À l’heure où In-Cosmetics va ouvrir ses portes à Barcelone (du 17 au 19 avril) et où CosmétiqueMag consacre un hors-série aux ingrédients, les marques comme leurs fournisseurs ne peuvent espérer un renversement de tendance quel que soit le résultat des élections. La circonspection est définitivement à l’ordre du jour et la pression réglementaire ne risque pas de faiblir.

Facebook
Twitter