Stimulateurs de bronzage : ils embellissent et protègent

Les formules qui activent le hâle proposent aux consommateurs de bronzer vite et mieux. Un processus naturel désormais bien maîtrisé par les fabricants.

Huile de chaulmoogra dans la première ligne solaire de Bio Beauté by Nuxe, Promélanine pour Dr Pierre Ricaud, Héliotan chez Lancaster ou encore Adaptasun chez Estederm. La plupart des nouveautés solaires présentées depuis quelques années sont enrichies d’un ingrédient ou d’une formule qui booste le bronzage. Chaque marque a sa propre recette ou ingrédient fétiche pour stimuler le hâle, l’unifier et le faire durer. Chez Guerlain, il s’agit du fameux Tan Booster, qui est presque devenu un nom générique. Présent notamment dans la gamme Terracotta, il s’agit d’un extrait de fruit du caroubier, « une molécule de type « sucre », explique Frédéric Bonté, directeur de la communication scientifique de LVMH Recherche. De structure biodisponible, il peut être intégré dans des formules de soin ou de maquillage. »

Stimulation des mélanocytes

De façon classique, on trouve ces ingrédients associés à des protections solaires ou à des après-soleil mais aujourd’hui, ils enrichissent aussi des produits de maquillage, des sérums… Ainsi, chez Lancaster, l’Héliotan, « une combinaison d’actifs brevetée a été décliné en plusieurs versions de façon à être compatible avec tout type de produit et de texture », décrit Olivier Doucet, vice-président R&D de la marque.

Les stimulateurs de bronzage font tous appel à un même processus et, contrairement aux idées reçues, celui-ci est entièrement naturel. « Le booster va stimuler les mélanocytes afin qu’ils synthétisent de la mélanine – le pigment naturel à l’origine du bronzage – dès les premiers rayons de soleil », explique Isabelle Benoit, directrice de l’innovation d’Esthederm. Ils fonctionnent de façon très différente de l’autobronzant, dont l’action se fait en surface et résulte d' »une réaction chimique avec la peau au niveau des kératines », précise Frédéric Bonté.

La montée du hâle dès les premiers rayons n’a pas pour seule vocation d’embellir. Les boosters ont un rôle plus subtil. « Le bronzage est bénéfique pour la peau car la mélanine est à la fois un filtre UV naturel et un antiradicalaire, rappelle Isabelle Benoît. Il ne faut pas bloquer le bronzage, mais gommer les effets secondaires négatifs qui accompagnent souvent son apparition. » « La mélanine est le premier filtre solaire, poursuit Frédéric Bonté. Elle protège les cellules de la peau de l’agression des UV. » Sur l’utilisation de ces ingrédients, Olivier Doucet rassure : « Il n’y a pas de danger particulier puisque l’on reste dans un processus de défense naturelle ».

L’activité de ces produits topiques « est à rapprocher de celle des compléments alimentaires de préparation au bronzage », expose Isabelle Benoit. Esthederm a d’ailleurs lancé récemment un soin positionné comme une « préparation solaire autoprotection ». Chez Guerlain, qui propose un sérum enrichi en Tan Booster dans la ligne Terracotta, il s’agit d’un starter de bonne mine pour stimuler les mécanismes de défense en amont.

Si l’effet est moins spectaculaire et moins rapide qu’avec un autobronzant, le résultat offre l’avantage d’être plus harmonieux. « Comme il s’agit d’un processus naturel, la synthèse de mélanine sera propre à chaque carnation, démontre Frédéric Bonté. Le bronzage va respecter la balance de chaque teint. » Enfin, grâce à l’action directe sur les mélanocytes, ces derniers vont améliorer la distribution de mélanine dans les cellules, permettant « un bronzage homogène et rémanent », conclut Isabelle Benoit.

Facebook
Twitter