les maisons synthétisent durable

Depuis leurs débuts, les ingrédients de synthèse et les méthodes de conception ont beaucoup évolué. « Il est désormais possible de créer des matières premières de synthèse propres et dans un souci de développement durable », affirme Thierry Audibert (Givaudan).

Quelle que soit la nature de l’ingrédient, les maisons de composition prennent un soin particulier à le développer en tenant compte de son impact environnemental. « Aujourd’hui, même pour une molécule de synthèse, nous veillons à limiter les rejets et la consommation d’énergie », souligne Christophe Marin (Mane). Plus originale, la création de molécules de synthèse peut aussi se faire à partir de produits naturels, comme l’explique Ahmet Baydar (IFF) : « Nous possédons trois variétés de muscs mises au point grâce à des matières premières renouvelables, comme le maïs ou la noix de coco, plutôt que d’utiliser des énergies fossiles ou des arbres ».

« Très tôt dans le développement d’une molécule de synthèse, les aspects législatifs, l’innocuité ou encore la toxicité environnementale entrent en ligne de compte », précise Pierre Kurzenne (Symrise). Ce dernier souligne que, dans une industrie autorégulée par l’Ifra (International fragrance association), « plus la finesse de détection progresse, plus on redoute d’identifier des molécules à risque et de voir ainsi des matières premières disparaître de la parfumerie ».

Au final, « un composant synthétique doit passer de nombreux tests et contrôles visant à s’assurer de sa fiabilité et de son innocuité au regard des normes en vigueur », précise Pierre-Yves Cariou, parfumeur IFF/R&D.

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