Investissement : le pack attise les convoitises

Les acteurs du packaging n’ont rien à envier à ceux du CAC 40 en termes de fusions et acquisitions, les investissements allant bon train sur ce secteur. « Cela prouve que, malgré les difficultés du marché de la beauté, nos entreprises restent attractives », observe Thomas Riou, directeur général de la division Parfumerie et Cosmétique du groupe Bormioli Rocco, qui vient de faire l’objet d’une cession de 95% de son capital. Juste avant, le groupe Pochet a procédé à une série d’investissements, poursuivant sa stratégie de croissance externe avec l’acquisition de l’ex-filiale de Lisi, Lisi Cosmetics, rebaptisée Qualicosmetics, et de Solev. Avec la première, le groupe acquiert le savoir-faire en transformation et décor de l’aluminium ; avec la seconde, il s’offre une expertise en termes de décoration et notamment de métallisation sur verre. « Nous complétons ainsi nos compétences technologiques, ce qui nous permet désormais de présenter une offre complète à nos clients », explique Irène Gosset, présidente du directoire du groupe Pochet. Ces groupes organisent leur croissance externe en s’appuyant sur la tendance du full service. En multipliant les savoir-faire, Pochet propose un service de plus en plus complet, réduisant les interlocuteurs et donc les délais de développement.

Dans un registre différent, le fournisseur de plastique et de verre Bormioli Rocco a fait l’objet d’un changement d’actionnaire majoritaire. Ainsi, la banque italienne Banco Popolare a vendu ses 95% de la société au fonds private equity Vision Capital. « L’arrivée d’un nouvel actionnaire affichant une forte volonté de croissance au service de nos clients est une excellente nouvelle, précise Thomas Riou. Ses ambitions très fortes pour la société passeront par de la croissance interne et externe. » Le directeur général met en avant le fait que Bormioli Rocco est une entreprise saine, avec un endettement faible, qui a su séduire les investisseurs.

Facebook
Twitter