tempête sur les licences

Coup de tonnerre dans le monde du luxe. En rachetant la mode Jean Paul Gaultier à Hermès, le groupe catalan Puig affiche clairement ses ambitions à moyen terme sur la licence parfums de la marque, dans le giron de BPI pour quatre ans encore. Et d’autres changements de mains sont possibles. Chez Inter Parfums, l’option de rachat de la licence Burberry a été décalée au 31 décembre 2012, la maison mère n’excluant pas de rapatrier l’activité parfum. Le cas de Cerruti, dont les fragrances sont détenues par le groupe américain Coty, est à surveiller de près depuis que la maison de prêt-à-porter de luxe a été rachetée, fin 2010, au fonds d’investissement américain MatlinPatterson par le distributeur de textile chinois Li & Fung, via sa filiale Trinity Limited. Au printemps dernier, LVMH créait un pôle Fragrance Brands, qui rassemble les marques réalisant plus de 80% de leur chiffre d’affaires dans le parfum et a vocation à servir de structure « pour lancer des marques du groupe sous licence », expliquait dans nos colonnes Alain Lorenzo, président de l’entité (Marc Jacobs est chez Coty, ndlr). Bien des scénarii sont possibles mais un nouveau modèle semble se dessiner, celui d’un regroupement de la mode et des parfums. C’est la garantie d’une plus grande pérennité pour les fragrances et de meilleures synergies autour de la marque. Un modèle déjà expérimenté par le groupe Clarins, qui possède la mode Mugler et Azzaro.

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