La distribution sélective française prend acte de la maturité de son marché. Dans les années à venir, elle sait que sa marge sera tenue, non seulement par ses projets de développement mais aussi, et surtout, par une amélioration de son organisation, de ses process pour contrôler ses coûts et mieux, créer de la valeur. C’est pourquoi, en ce printemps 2011, enseignes et industriels sont tombés d’accord sur un cahier des charges commun des flux logistiques, première pierre d’un chantier qui va moderniser leur organisation pour aboutir à une supply chain. Les défis pour y parvenir dans les trois prochaines années sont nombreux. Le premier est de consentir à des investissements importants pour se mettre aux normes des nouveaux standards. Le soutien des directions générales et des actionnaires sera essentiel. Mais, au-delà de ces décisions financières, c’est l’aspect humain qui fera la différence. Tout d’abord, la qualité de l’échange et la confiance mutuelle des acteurs du secteur en charge du projet devront perdurer. Leur capacité ensuite à partager et coordonner l’information pour qu’elle irrigue l’entreprise. Convaincre de changer les organisations et les modes de travail qui vont devoir évoluer, faire accepter les prestataires qui vont entrer dans la boucle Un travail colossal que nous suivrons au plus près dans nos colonnes.

PATRICIA THOUANEL-LORANT, RÉDACTRICE EN CHEF

Facebook
Twitter