Formation : lES MARQUES D’ESTHÉTIQUE S’ADAPTENT À L’INSTITUT

Formations plus séquencées, délocalisées, en ligne, axées aussi sur la vente… Les acteurs de l’institut revoient leur approche pour garder le lien avec des esthéticiennes très motivées, mais peu disponibles.

Une semaine, voire deux, telle était la durée moyenne d’une formation de marque, en produit et en technique de soin esthétique. Pendant ces sept à quatorze jours, les esthéticiennes se consacraient entièrement à l’amélioration de leurs connaissances, mais pas à la gestion de leur institut. Faute de personnel, la plupart d’entre elles devaient le fermer. Aujourd’hui, cette situation a fait long feu. « Nous n’avons pas forcément réduit la durée de la formation mais nous l’avons étalée dans le temps, explique Isabelle Ricart, responsable développement traitements Carita et Decléor. Au lieu de tout grouper sur une semaine, nous l’organisons en deux ou trois modules d’une ou deux journées », de préférence dans le centre commun aux deux marques cosmétiques du groupe Shiseido. Celui-ci a été inauguré au 11 rue du Faubourg Saint-Honoré, en plein coeur de Paris, en janvier dernier. « Nos sessions se déroulent majoritairement à Paris et dans notre autre centre, installé à Lyon. »

Des ateliers régionaux sur différentes thématiques

Autant il est possible de délocaliser une formation théorique, autant il est difficile de le faire pour un cours pratique. Les centres offrent tous les équipements nécessaires à l’apprentissage et au perfectionnement aux protocoles de soin. « En revanche, les nouveaux produits qui ne sont pas assortis de prestations cabine sont présentés sur place dans l’institut ou en région, dans un lieu privatisé », ajoute Isabelle Ricart. Six formatrices-animatrices Carita et Decléor se déplacent ainsi à travers toute la France. Maria Galland a, elle aussi, décentralisé des sessions de formation, en plus de celles dispensées par son école, à Paris. « Cette année, nous avons programmé cinq ateliers régionaux avec différentes thématiques. Ils se déroulent les lundis, jour de fermeture hebdomadaire des instituts », annonce Laurence Lombard, responsable de la formation. Par ailleurs, sept formatrices visitent les 800 centres de beauté dépositaires de la marque, dont 300 exclusifs. « Nous formons les esthéticiennes aux produits et aux protocoles mais surtout au déroulement d’une vente : comment accueillir une cliente, réaliser un diagnostic beauté, argumenter et vendre les soins… », explique-t-elle. Des informations que celles-ci peuvent retrouver sous une autre forme sur la page Facebook de la marque. « Nous y annonçons les dates et les thèmes de nos formations, précise la responsable. Nous mettons aussi en ligne des informations sur les produits, les protocoles, la gestion, etc. »

Des modules pour chaque gamme avec le e-learning

Internet sert également de support à Payot pour faire passer ses messages. L’année dernière, la griffe du groupe Puig a mis en place une plate-forme e-learning. « Nous avons un module pour chaque gamme à la vente, un pour les cosmétiques à utiliser en cabine et un pour les prestations, explique un interlocuteur de la marque. Le e-learning nous permet surtout de faire passer des informations sur les produits. Ainsi, quand les esthéticiennes assistent à nos formations présentielles, nous insistons sur la pratique, c’est-à-dire les protocoles. De retour dans leur institut, elles peuvent tout revoir sur le site. Si elles disposent toutes d’une connexion internet sur leur lieu de travail, elles n’ont pas toujours le réflexe. C’est pourquoi nous réfléchissons à des incentives, des quiz assortis de récompenses. Nous sommes en train de finaliser des éléments de présentation des modules e-learning. Nous les présenterons au cours du premier semestre ». Histoire de se familiariser avec ce nouvel outil.

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