Crise : le séisme japonais impacte aussi le luxe

Difficile, à l’heure où nous bouclons (le 17 mars, ndlr), de prendre la mesure de l’impact des récents événements au Japon. Le chiffre d’affaires des sociétés de la beauté et du luxe en sera affecté mais la production également, puisque de nombreuses entreprises ont recommandé à leurs salariés de rester chez eux ou ne peuvent pas faire tourner leurs usines. Par ailleurs, l’activité touristique sera réduite et par là même les dépenses de luxe.

Les risques sont néanmoins relatifs puisque, depuis quelques années, l’exposition des sociétés du luxe s’est réduite au Japon au profit d’autres pays asiatiques comme la Chine et l’archipel a perdu son statut de premier marché du luxe. Cependant, LVMH y réalise encore 9% de ses ventes, essentiellement avec Louis Vuitton. En revanche, pour Bulgari et Hermès, cette part s’élève à environ 20% du chiffre d’affaires. Si, pour L’Oréal, la part des ventes au Japon n’excède pas 2,5% et continue de baisser, pour Shiseido (qui a fait une donation de 100 millions de yens), 60% de ses profits proviennent de son marché local ! Les dirigeants de Kao Corp ont indiqué que quatre de leurs usines ont cessé de fonctionner et anticipent un fort impact sur les résultats.

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