Portrait : maurice Roucel

Après douze ans passés aux États-Unis, le nez de 24 Faubourg d’Hermès, d’Insolence et de L’Instant de Guerlain ou de Musc Ravageur de Frédéric Malle revient en France, toujours chez Symrise.

Votre premier job dans la beauté ?

M. R. : Chez Chanel, en tant que chimiste spécialiste de la chromatographie, une technologie nouvelle à l’époque et peu utilisée en parfumerie. C’est Henri Robert, parfumeur de la Maison, qui a voulu monter ce laboratoire et qui m’a embauché.

Comment êtes-vous parvenu à votre poste actuel ?

M. R. : Cela s’est fait crescendo, car créer des parfums n’était pas une évidence pour moi. J’étais passionné de chimie et, peu à peu, j’ai fait un transfert. Puis j’ai eu l’opportunité d’entrer chez IFF en tant que parfumeur.

Votre meilleur souvenir professionnel ?

M. R. : La préparation de L’Instant de Guerlain et la collaboration avec Sylvaine Delacourte. J’accorde une grande importance à la relation professionnelle et, pour un parfumeur, travailler avec Guerlain a son importance.

Vos objectifs à court et moyen termes ?

M. R. : Me réinstaller en France, m’engager dans des briefs qui me passionnent et finir ma carrière en beauté par un « masterpiece » ! Après une période de création, je pense que j’entre aussi dans une période de transmission.

Si vous changiez de métier, que feriez-vous ?

M. R. : Rétrospectivement, je pense que j’aurais été danseur, car cela m’aurait permis de concilier l’effort physique, la créativité et le sens artistique, ou chercheur en physique théorique. C’est un domaine qui m’intéresse toujours.

Quel parfum portez-vous ?

M. R. : Plutôt des masculins que j’ai créés comme Nautica Voyage ou Pleasures Intense for Men d’Estée Lauder. Plus jeune, j’ai porté Eau Sauvage de Dior ou Habit Rouge de Guerlain, mais surtout Pour Monsieur de Chanel.

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