Métier : lES DERMATOS SOIGNENT AUSSI LES PEAUX SAINES

La caution dermatologique rassure les patientes, toujours plus nombreuses à consulter spécifiquement pour des problèmes de beauté de la peau.

Les patientes les consultent dorénavant pour savoir comment conserver une peau jeune et belle. Une dimension nouvelle de la profession qui ne passe pas inaperçue.

C’est un métier en mutation. Spécialiste des pathologies cutanées, le dermatologue est en passe de devenir un conseiller beauté. “Désormais, nous sommes de véritables prescripteurs en soins”, confirme le Dr Catoni. Un rôle nouveau pour ce professionnel qui prend en charge la globalité du soin de la peau, se préoccupant des signes de l’âge et prescrivant autant de médicaments que de produits de beauté… et un nouvel axe de développement pour la profession. Auparavant, ces questions n’étaient pas abordées de front. “Les femmes ne venaient pas forcément pour cela mais elles étaient nombreuses à demander un conseil en fin de consultation, raconte le Dr Sebaoun. Aujourd’hui, elles viennent spécifiquement pour des problèmes de beauté de la peau.” La caution scientifique rassure.

Si l’on en croit les acteurs du secteur, le changement s’est opéré peu à peu depuis une dizaine d’années avec la multiplication et la banalisation des actes de médecine esthétique. En effet, les dermatologues se sont tournés vers ce type de prestation très rémunératrice, qui leur apporte une clientèle sophistiquée. “L’augmentation de cette demande est constante. Depuis cinq ans, elle est encore plus soutenue, déclare le praticien. Les femmes se préoccupent de la façon dont elles peuvent prévenir les signes de l’âge.” La consultation dermatologique permet une approche plus poussée de la prise en charge des stigmates du vieillissement, mais sans aller trop loin. “Nous sommes dans l’ère de la prévention. Et ce, quels que soient la personne et le milieu : les femmes ne veulent plus vieillir, elles sont en quête de conseils. On leur propose alors une vraie consultation car la peau est le reflet de notre santé.” Les femmes dermatologues semblent montrer un plus grand intérêt à l’égard de ces nouvelles pratiques. “Elles se forment plus facilement que les hommes et essaient plus volontiers les produits”, souligne le Dr Sebaoun.

Les marques sur le coup

Cette évolution n’a pas échappé aux marques, toujours plus nombreuses à faire de la visite médicale ou de l’échantillonnage. La caution du dermatologue est recherchée comme argument de vente. “Il s’agit bien souvent de produits de pharmacie, mais nous recevons aussi des informations sur ceux des GMS”, témoigne le Dr Catoni. Aux Journées dermatologiques de Paris, en décembre 2010, un nombre croissant de marques cosmétiques étaient ainsi présentes. Clinique a d’ailleurs ouvert un service dédié aux relations avec les dermatologues et se présente comme un véritable partenaire : “Nous formons nos consultantes en ce sens, explique Rodolphe Bories, responsable de la communication scientifique pour la marque. Le programme d’accréditation a pour but de former nos consultantes à être capables de prendre le relais du praticien lorsque celui-ci nous envoie ses patientes pour un conseil en soin ou en maquillage.” Récemment, Clinique a même organisé, sur un de ses stands de grands magasins, deux journées où un dermatologue était invité à répondre gratuitement aux questions des clientes et à leur donner des recommandations. Une opération qui associe l’expertise médicale à celle de la marque.

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