Matières premières : gIVAUDAN SÉCURISE L’YLANG-YLANG ET LA VANILLE

L’ylang-ylang des Comores et la vanille de Madagascar sont les deux nouvelles filières que la maison de composition accueille au sein de son programme Innovative Naturals, après le santal en Australie, la fève tonka au Venezuela et le benjoin au Laos.

C’est à Mohéli, la plus petite île des Comores, dans l’océan Indien, que Givaudan a mis en place son action concernant l’ylang-ylang. Un ingrédient phare des parfums féminins, qui souffre « d’une multiplication des intermédiaires et d’un risque constant de baisse de qualité », souligne Rémi Pulvérail, son responsable des achats naturels. Le groupe s’est choisi un partenaire sur place, la société AGK, afin de limiter le nombre d’interlocuteurs et de maîtriser la spéculation. « Nous achetons l’intégralité de la récolte et toutes les fractions, expose-t-il. Les producteurs sur place n’ont plus à se préoccuper de la commercialisation, ils peuvent se focaliser sur le produit. »

À Madagascar, véritable réservoir de vanille puisque près de 80% de la production mondiale en provient, la société suisse s’est associée avec l’entreprise Henri Fraise Fils & Cie pour s’assurer du bon fonctionnement d’une filière qui souffre de l’instabilité politique chronique du pays, doublée d’un manque de traçabilité. Ici, les producteurs n’ont pas d’exclusivité avec la maison de composition mais celle-ci leur garantit un bon prix.

Une contrepartie pour les populations locales

Ces deux ingrédients sont d’un intérêt considérable pour Givaudan car ils entrent dans la composition de nombreux classiques de la parfumerie ou dans les produits de la division arôme dans le cas de la vanille. La société en est même l’un des principaux acheteurs mondiaux. « L’objectif final est de faire prendre conscience à chaque maillon de la chaîne qu’il faut protéger et sécuriser ces filières afin d’obtenir des matières premières de qualité », explique Rémi Pulvérail.

Pour ces deux programmes, Givaudan propose en échange un accès à l’éducation grâce à la construction d’écoles, une formation pour les adultes, l’équipement nécessaire à la distillation (des alambics à Mohéli)… ainsi qu’une aide à la création de nouvelles activités afin que les populations locales ne dépendent pas de la seule culture de ces deux matières premières.

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