CosmetAgora et In-Cosmetics : la saison des salons est ouverte

Alors que CosmetAgora a fermé ses portes il y a peu, la 21e édition d’In-Cosmetics va débuter dans quelques jours à Milan. La prise en compte des problématiques environnementales et le souci de présenter des formules mieux packagées sont deux grandes tendances du moment.

Les visiteurs se sont pressés dans les allées de la quatrième édition de Cosmet- Agora, le salon de la rencontre de la formulation cosmétique qui s’est tenu à Paris les 19 et 20 janvier dernier. Dans quel état d’esprit visiteurs et exposants étaient-ils pour ce premier rendez-vous de l’année ? Optimiste, à en croire les uns et les autres. Le secteur suit la reprise du marché. “L’hygiène-beauté reste très prospère. L’innovation est toujours la clé du succès”, témoigne Andy Girdharry, global marketing manager chez AkzoNobel Global Personal Care, qui prépare In-Cosmetics. Le galop d’essai semblait bon à quelques semaines du grand rendez-vous européen de la formulation.

Dans ce contexte porteur, où se niche l’innovation en 2011 ? Dans la chimie verte. La recherche des laboratoires s’est fortement penchée sur le bio et le naturel ces derniers temps. Sous la houlette du groupe L’Oréal, la démocratisation de ce marché exerce un vrai effet d’entraînement sur tout le secteur. “C’est aujourd’hui une attente de plus en plus forte des clients”, confirme Thierry Cruchon, directeur général de Silab. Et l’offre suit enfin à la mesure de la demande (lire nouveautés pages suivantes). Les témoignages étaient nombreux également sur la mise en place de nouvelles filières de production de matières premières dotées d’une gestion renouvelable des matières premières naturelles.

Vers une rationalisation des formules

Cette exigence de naturel trouve une autre interprétation dans l’offre, à savoir dans une réduction de la liste Inci. “Cette tendance est encore émergente mais il faudra compter avec elle dans les années à venir”, explique Magali Borel, responsable produits chez Lucas Meyer Cosmetics. Les formules se rationalisent aussi sous la contrainte réglementaire. Du coup, les laboratoires veillent à concevoir des produits plus simples à utiliser, “au risque de bloquer les innovations”, souligne Nicolas Pajot, président de France Laboratoires Prod’hyg & Lettic Paris. Chantal Amalric, directrice marketing de Seppic, pointe une autre macrotendance verte : “Le développement de procédés de fabrication sans chauffage afin de limiter la consommation d’énergie”.

Enfin, au fil des stands, on pouvait noter un véritable effort de présentation des formules. Plus soignées, davantage mises en forme, accompagnées de guides, elles ne s’adressaient pas seulement aux formulateurs mais aussi aux responsables marketing, qui deviennent de plus en plus prescripteurs. Les fournisseurs l’ont bien compris et n’ont pas hésité à mettre en scène leurs trouvailles pour séduire les marques.

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