Point de vente : dES SALONS DE COIFFURE À LA POINTE

Pour les femmes pressées, L’Oréal propose le «style minute lab», où elles peuvent se faire coiffer en vingt minutes.

Le groupe L’Oréal a planché sur des concepts adaptés aux attentes des professionnels et à celles des consommateurs. Les axes clés : respect de l’environnement, solutions petits budgets et conquête de nouveaux clients.

Faire venir de nouveaux publics dans les salons de coiffure ; les faire rester plus longtemps. Telle était la problématique présentée par L’Oréal Produits professionnels dans le cadre du Mondial Coiffure Beauté à Paris, en novembre dernier. “La crise n’est pas totalement finie, a expliqué son directeur général Nicolas Hieronimus, en partance pour la division Produits de luxe. Le marché s’est redressé mais il a besoin d’une impulsion pour aller plus loin.” L’entreprise, en légère croissance sur les neuf premiers mois de 2010 dans un marché mondial stable, exposait des concepts de salon adaptés aux préoccupations des professionnels et des consommateurs : économie d’énergie, recyclage, design à moindre coût, gain de temps pour les femmes pressées, ambiance spécifique pour les hommes. Autant de pistes qui peuvent aussi inspirer les instituts et les beauty bars des parfumeries.

Recycler l’eau des bacs de lavage

Première tendance : l’écologie, illustrée par des techniques d’économie d’eau, par exemple en utilisant des stations d’épuration de l’eau des bacs de lavage pour la recycler dans les toilettes. “Pour un investissement de 2 000 euros, un coiffeur peut économiser 50% sur sa facture d’eau annuelle”, souligne Hugo Kunetz, responsable du projet. Pour éviter le gaspillage, on peut s’équiper avec du mobilier récupéré chez Emmaüs. Et pourquoi pas un salon dans un container, comme ces résidences étudiantes initiées aux Pays-Bas ? Associé au fabricant de meubles Maletti et au designer Christophe Pillet, L’Oréal Professionnel a aussi présenté des fauteuils conçus à partir de plastique recyclé.

Mais la responsabilité environnementale rejoint des questions sociétales, comme l’accueil des clients et des collaborateurs handicapés : mobilier adapté aux fauteuils roulants, outils de communication avec les malentendants… Le salon de Christophe Tirard, coiffeur malentendant, ouvert en juin dernier à Grenoble, a servi d’expérience pilote. Le bien-être des employés est également pris en compte : le fabricant Velecta Paramount a mis au point un sèche-cheveux silencieux et à la prise en main plus confortable pour éviter les troubles musculo-squelettiques.

Autre thème abordé par la marque : le manque de temps des femmes actives. À la manière des salons de beauté express, L’Oréal présentait un “style minute lab”, un lieu qui permet de se faire coiffer en vingt minutes pour 20 euros (sans coupe ni couleur), en choisissant parmi six modèles prédéfinis. Déjà présent chez Topshop à Londres, ce concept est particulièrement adapté aux zones de passage, aéroports, gares ou grands magasins. Reste un public à conquérir pour les coiffeurs comme pour tous les métiers de l’esthétique : celui des hommes. En partenariat avec Orange, Deezer, Nespresso ou encore Relay, L’Oréal a imaginé un salon qui diffuserait des événements sportifs et permettrait de consulter la presse en ligne. Ces “sports grooming bars” rappellent les pubs sportifs britanniques ou américains avec leurs rangées d’écrans au- dessus du comptoir. Du rose pour les filles, du sport pour les garçons : les idées ne sont pas révolution-naires mais elles devraient inspirer les chaînes comme les coiffeurs indépendants.

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