Papier-carton : fAIT POUR DURER

Après l’allégement des cartons, le critère écologique est une vraie demande des clients.

Revenu sur le devant de la scène avec la crise économique, le carton est le bon élève du développement durable. Les marques en redemandent.

Nouvelle donne. Depuis quelques mois, la certification des papiers et cartons est sur le devant de la scène. Si, en précurseur, l’industrie papetière effectue depuis plus de trente ans de sérieux efforts en termes de démarche environnementale, ceux-ci n’étaient pas forcément pris en compte par les marques de cosmétique et de parfumerie. C’est là que réside le vrai changement. « Après l’allégement des cartons à qualité égale, nos clients sont désormais demandeurs de produits certifiés, confirme Christophe Baudry, directeur commercial France chez M-real. Ce paramètre devient même indispensable et se pose comme une véritable préoccupation des services marketing. »

Chez Arjowiggins Creative Paper, Farida Tir, chef de produit senior international au sein du marketing stratégique, et Cécile Nomerange, responsable commerciale et marketing du packaging de luxe, estiment que « la crise s’est accompagnée d’une prise de conscience de cet aspect environnemental. Cela se remarque même dans le luxe. Pour preuve, certaines marques sélectives font apparaître le sigle FSC sur leurs étuis ». L’écolabel Forest Stewardship Council (FSC) assure que la production du bois a respecté des procédures garantissant la gestion durable des forêts et l’origine du papier. « Les marques veulent être rassurées sur sa provenance et sur la manière dont il est fabriqué », complète Hervé Vue, directeur des ventes France pour Stora Enso Carton Board. Et il y a fort à parier que ces préoccupations vont s’intensifier dans les années à venir.

Blancheur, luminosité, lissé

La nouvelle gamme Conqueror Bamboo d’Arjowiggins en est une bonne illustration. Fabriquée à partir de fibres de bambou et de fibres certifiées FSC, sa blancheur est obtenue sans ajout d’azurant optique. Recyclable et biodégradable, le papier se décline en cinq nuances utilisant des pigments naturels. D’autres papiers et cartons sont d’ores et déjà annoncés avec, selon les fabricants, des textures et des teintes encore plus originales.

Car la création reste un préalable. Blancheur, luminosité et lissé sont les trois premiers critères demandés par les marques de beauté en matière de carton. « Les papiers doivent aussi être particulièrement adaptés aux finitions, commente Hervé Vue. De même que la régularité et la stabilité du support constituent des paramètres déterminants. C’est notamment pour ces raisons que nous avons lancé, début 2010, l’Ensocoat dans une nouvelle version. Sa technique de fabrication a permis d’améliorer sa blancheur tout en préservant le haut degré de résistance aux UV qui l’a toujours caractérisé. Sa teinte est stable dans le temps et les étuis qui restent en linéaire pendant plusieurs semaines ne sont pas altérés. » Dans ce contexte, 2011 devrait être riche en nouveautés.

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