formation : «les marques comme les enseignes recherchent des vendeurs»

Au sein d’Ema Sup (1), les demandes de formation continue pour salariées ont progressé. Ce type de formation pèse 35% de l’activité, le reste étant réalisé par les cursus en alternance. Les précisions de Françoise Bobée, directrice de l’établissement.

Quels sont les principaux demandeurs de formation continue?

Françoise Bobée: Ce sont aussi bien les marques que les enseignes. Nous avons accompagné la formation des directeurs régionaux, des chefs de secteur et des directeurs de parfumeries Marionnaud dans le cadre de la mise en place du nouveau concept d’institut. Entre mars et octobre 2010, nous avons accueilli deux classes de conseillères Douglas. Nous les avons formées notamment à l’animation d’un brief en magasin. Les distributeurs demandent surtout des formations en techniques de vente et en management d’équipe. Nous avons aussi travaillé avec les commerciaux de Gemey et de Garnier quand ces deux marques du groupe L’Oréal ont mutualisé leurs équipes.

Que représente l’activité de formation en alternance?

F. B.: Cette année, 95 jeunes salariées en alternance, niveau bac +2, suivent les cours soit dans la section Sup parfumerie, soit Sup bien-être et soin. Nous avons de nombreuses jeunes filles chez Guerlain, notamment dans les boutiques et les corners de grands magasins. Nous en avons aussi chez Dior, à la vente ou comme animatrices sur les flagships d’Ile-de-France. D’autres officient chez BPI ou Chanel. Nous avons également des jeunes chez Nars, Clinique et L’Oréal Produits de luxe. Celles qui suivent le cursus Sup bien-être et soin ont rejoint des marques telles que La Prairie, Kanebo, Decléor ou Carita et, fait nouveau, des groupes de parapharmacie comme Pierre Fabre (Avène) ou de coiffure comme L’Oréal Professionnel (Kérastase). Elles occupent souvent des postes à la vente, à l’animation, à la formation et au commercial. Depuis trois ans, nous avons aussi des promotions de jeunes conseillères Pro Beauté, dédiées à Nocibé.

Sont-elles embauchées à la fin du contrat en alternance?

F. B.: 80% sont intégrées au sein des marques ou des enseignes. Les autres préfèrent continuer leurs études ou enrichir leur formation par des missions d’intérim. Il est vrai que ces deux dernières années, avec la crise, les jeunes se voyaient plutôt proposer des CDD ou de l’intérim. Aujourd’hui, on a davantage de CDI.

En savoir + : www.emasup.com

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