Luxe Pack : ensemble, c’est mieux

Près de 6 000 visiteurs pour la 23e édition du salon organisé par Idice.

Alors même que l’activité reprend, les fournisseurs se serrent les coudes, s’appuyant sur leurs savoir-faire mutuels pour leurs nouveaux développements. Les partenariats sont allés bon train sur le salon de Monaco, qui a fermé ses portes le 22 octobre dernier.

Le « chacun pour soi » a fait son temps. Aujourd’hui, sous l’impulsion des marques, les fournisseurs se rapprochent pour travailler ensemble et présenter des projets complets. « Ces rapprochements sont animés par les marques, qui en tirent une meilleure dynamique », explique Mathieu Pivaudran, directeur général de Solev. Le salon Luxe Pack Monaco, organisé par Idice, a été l’occasion de constater l’étendue de ces partenariats.

Des associations fructueuses

« Il existe différents types d’association : marketing, commercial ou éducatif », détaille Carole Grassi, responsable de catégorie Cosmétiques chez Rexam Personal Care. Le premier permet d’intensifier le message. C’est le cas pour le projet Émoi Infini (lire p. 66), par lequel les fournisseurs souhaitent montrer leur capacité à fournir un produit éco-conçu sans renoncer aux codes du luxe. Le partenariat commercial, le plus répandu, fait appel aux spécificités techniques de chaque partenaire. Ainsi, Louvrette présentait un pot airless dont la pompe est fournie par Megaplast et le système à poche par Gaplast. « Cela permet d’éviter l’investissement d’un savoir-faire que nous ne maîtrisons pas », explique Lyne Hélène Bouchard, sales & marketing director de Louvrette. L’association de compétences a aussi permis au verrier Bormioli Luigi de mettre au point son nouveau verre surmoulé de résine, Linkx, à temps pour le salon. Si le verrier détient le brevet, c’est DuPont qui l’a formé sur la technique de modelage du surlyn. Certaines entités, qui ont pu faire l’objet de regroupements de sociétés, mettent en commun leurs talents. Comme Pochet, qui présentait le coffret de parfum Puzzle. Le flacon, la sérigraphie et le collage sont réalisés par les verreries du même nom, la plaque en zamak est fabriquée par la branche Qualimetal, le bouchon en plastique fourni par Qualipac, le coffret et le bijou accroché au col du flacon sont signés Priminter. Idem pour MWV, qui mettait en avant un coffret de parfum dont le boîtier en carton est exécuté par Colmar. Le flacon et sa pompe sont customisés par MWV aux couleurs du coffret.

Enfin, les rapprochements peuvent avoir une vocation éducative. C’est le cas de l’Apa (Airless pack association), récemment formée par Lablabo, Megaplast, Quadpack/Yonwoo et Rexam. « L’Apa n’a pas de but lucratif, son objectif est d’éduquer le marché sur ce qu’est un airless, explique Carole Grassi. Ce marché grandit deux fois plus vite que les autres. Il est notamment poussé par la tendance au « sans conservateur » qui touche le segment du soin. »

À mi-chemin entre un partenariat commercial et marketing, Eastman s’est associé avec un designer américain et, en parallèle, avec des fournisseurs, pour promouvoir son verre polymère. Si les partenariats avec des designers sont monnaie courante – on peut citer Aesthete, l’agence de Thierry de Baschmakoff, avec DuPont, Dieter Bakic avec Geka, ou encore Alnoor avec Jackel -, Eastman va plus loin. Marc Rosen a dessiné six lignes de maquillage moulées respectivement par Alcan, Axilone, Leidel, Pieriplast of Peru, Plasmetik et Jackel. « Moins chère que le verre, cette résine copolyester en possède certaines qualités comme la transparence, explique Sarah Romay, responsable communication chez Jackel. Eastman nous a fourni le matériau mais nous l’avons modulé pour la Swirl collection. » Chaque exposant présentait ainsi sa ligne et offrait autant de visibilité au verre polymère d’Eastman. Nouvelle illustration de l’adage « l’union fait la force ».

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