Consommation : le parfum espéré pour Noël

Grâce à la pression promotionnelle des enseignes et aux importants moyens de communication déployés par les marques pour soutenir leurs lancements, le parfum devrait être un cadeau star de Noël 2010.

Il revient en force dans les désirs de cadeaux des Français, qui comptent aussi en offrir. C’est l’un des constats de la 13e étude de Deloitte sur les intentions d’achat pour les fêtes.

Si le chèque cadeau demeure le présent le plus attendu à Noël (pour 45% des Français), les parfums et les cosmétiques gagnent cette année deux places au classement du cabinet Deloitte. Ils arrivent en troisième position avec un taux de 37%, au même niveau que les vêtements, qui décrochent par rapport à l’étude 2009. Selon l’institut, cette amélioration s’explique “par le dynamisme des distributeurs spécialisés”. La forte pression promotionnelle des enseignes trouve un écho chez les consommateurs qui comptent bien maîtriser leurs dépenses. Ceux-ci envisagent de les réduire globalement de 4,4%, en surveillant d’abord celles liées aux cadeaux (le plus gros poste), avec l’intention de les faire baisser de 4,9%, tandis que le budget alloué au repas sera moins touché (-2,2%).

Prix raisonnable

Dans le détail des catégories de consommateurs, les plus jeunes (18-24 ans) et les plus âgés (55-64 ans) plébiscitent moins les parfums. Ces derniers arrivent en sixième position seulement chez les jeunes, qui préfèrent recevoir de l’argent (55%). Chez leurs aînés, les envies se portent davantage sur les chocolats (40%) et sur les voyages (31%), même si les auteurs de l’étude modèrent ce dernier souhait, rarement exaucé. Quant à la redoutable concurrence des nouvelles technologies, les 18-24 ans rêvent d’iPhone, les plus âgés et plus aisés d’iPad et de télévision 3D, mais Deloitte fait remarquer que “ces cadeaux seront peu offerts car très chers”. Les consommateurs doivent se débrouiller pour les acheter par eux-mêmes.

Parmi les dépenses de Noël, les parfums et cosmétiques devraient continuer d’occuper le haut du pavé car c’est la catégorie qui arrive en tête des cadeaux offerts, à hauteur de 34% – à égalité avec les chocolats et devant les livres (30%). Selon les consultants, “l’avantage de ces produits est leur prix raisonnable”. Ils seront peu offerts en revanche aux plus jeunes, les adultes préférant leur donner de l’argent “car ils ont du mal à pénétrer suffisamment leur univers pour identifier précisément leurs souhaits”. Une fois la fête finie, les consommateurs conservent leur pragmatisme et hésitent de moins en moins à revendre leurs présents. Ce phénomène concernera plus de 20% des cadeaux. Les plus jeunes et les plus diplômés sont les premiers à adopter de cette démarche.

En savoir + : www.deloitte.com

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