Salon : l’imagination au pouvoir

Pour gommer les excès – tabac, alcool… –, la marque australienne Sin-Care propose huit sérums réparateurs. Ils ne sont pas encore disponibles en France.

L’espace Zoom du salon Beyond Beauty a permis de découvrir des concepts originaux, ludiques, parfois loufoques. Reste à convaincre les distributeurs.

Imaginez un soin qui corrige les excès liés au mode de vie. Trop de tabac ? Vite, un sérum qui efface le teint terne et déshydraté. Abus de friandises ? Un concentré d’actifs anti- glycation, phénomène responsable des rides, permet de compenser. Ce sont quelques-unes des promesses de la marque australienne Sin-Care, destinée à réparer les « péchés » quotidiens subis par la peau. La gamme de huit sérums comprend également des réponses aux excès de soleil, au stress, aux efforts sportifs ou à la pollution urbaine. à base d’actifs végétaux, les sérums sont conditionnés dans des flacons-pompe 50 ml et les étuis illustrés par des images rétro. Distribué pour le moment uniquement en Australie, Sin-Care cherche une distribution européenne via un distributeur basé aux Pays-Bas.

Une palette de nouveautés

Ce concept plein d’humour fait partie des nouveautés originales relevées sur l’espace Zoom de Cosmeeting, la zone réservée aux marques émergentes du salon Beyond Beauty, qui s’est tenu à Paris en septembre. Certaines ont déjà conquis le public, comme Studio 78 Paris, lauréate du coup de coeur de la presse aux Beauty Challenger Awards, ou 66°30, élue meilleure marque bio. Découverte l’an dernier, cette start-up de cosmétiques pour hommes est déjà disponible dans une quarantaine de portes en France, Galeries Lafayette, Lab by Terry, magasins bio, Comptoir de l’homme… D’autres doivent encore faire leurs preuves, comme Blue Star, concept malin qui profite de la mode des stars adolescentes, Justin Bieber ou les Jonas Brothers. Élaborée par une famille américaine inspirée par la parfumerie grassoise, cette ligne – un déodorant et une eau de Cologne sans produit chimique et faiblement alcoolisée -, s’adresse aux jeunes garçons. Mais son logo kitsch orange et bleu demande à être affiné.

La marque japonaise Brilliage n’est pas confrontée à ce problème. Ses packagings sont un modèle de sobriété, en cohérence avec son positionnement de maquillage perfecteur de teint. Créée en 2009 par le maquilleur professionnel Chiaki Shimada, elle comprend une base et un fond de teint à appliquer ensemble pour restituer la couleur naturelle de la peau, avec un effet lumineux et liftant. La marque propose aussi plusieurs palettes de fond de teint poudre et onze pinceaux. Distribuée par téléachat au Japon, elle vise le circuit des grands magasins français.

Les produits régionaux – Pomo-ne, inspirée par les pommiers de Normandie, ou Artalep, à base de savon d’Alep – ont constitué une autre tendance du salon. Présente en force sur le Zoom, la Corse a trouvé un bel écrin avec la marque Imiza, créée en 2007 par Anne Benoit. Cette diplômée de l’Isipca rend hommage à l’île méditerranéenne. Son produit phare est une huile sèche composée d’huiles d’immortelle, d’olive et de noisette. Sa nouveauté est une eau de parfum, fraîche en tête avec de la lavande et de l’orange, fleurie en coeur grâce à la rose et au jasmin, opulente en fond avec des notes d’immortelle, de ciste, de patchouli… Surtout référencée en Corse et en région Paca en pharmacies, para, parfumeries et instituts, cette gamme sans parabène est disponible dans trois points de vente à Paris.

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