Interview : « LA FILIÈRE PLASTIQUE PREND POSITION POUR LA COLLECTE »

Françoise Gérardi et Benoît Lefebvre

La législation sur l’affichage environnemental entrera en vigueur à partir de juillet 2011. Françoise Gérardi, déléguée générale d’Elipso*, et son responsable des affaires réglementaires, Benoît Lefebvre, font le point sur le sujet.

Où en est-on du calendrier sur l’affichage environnemental ?

Françoise Gérardi et Benoît Lefebvre : Initialement prévue au 1er janvier 2011, l’application en Europe de la nouvelle législation passera finalement par une phase d’expérimentation à partir du 1er juillet 2011. L’affichage environnemental, c’est-à-dire la mise à disposition progressive auprès des consommateurs du contenu en CO2 de leurs achats, représente l’un des engagements emblématiques du Grenelle de l’environnement. Si l’État reste le décideur final, un guide de bonnes pratiques sur l’affichage environnemental, chapoté par l’Ademe et publié par l’Afnor, devrait être validé cet automne et certains points, dont l’allocation des bénéfices tirés de cette mesure, définitivement tranchés.

Quelle est la position adoptée par Elipso sur ce sujet ?

F. G. et B. L. : La filière plastique avait d’abord plébiscité le 50-50, soit une répartition égale entre la collecte et les utilisateurs de matières recyclées afin d’envoyer des signaux forts à l’ensemble des parties prenantes. Aujourd’hui, la prise de conscience environnementale est telle que nous manquons presque de matières recyclées. Il nous paraît donc plus judicieux d’allouer la totalité des bénéfices à la collecte.

Qu’en est-il des spécificités de chaque secteur ?

F. G. et B. L. : Chaque « grande catégorie de produits » a fait l’objet d’une étude particulière. Pour la beauté, c’est la Febea qui a animé le groupe. Dans le principe, certaines règles concernant l’affichage environnemental seront communes. La contribution à l’effet de serre, exprimée en équivalent CO2, sera ainsi un indicateur incontournable et obligatoire pour tous les produits. Des indicateurs plus spécifiques pourraient lui être associés comme, par exemple, l’éco-toxicité de l’eau pour un gel douche. Au-delà de ces enjeux techniques, la compréhension et l’acceptabilité par les consommateurs joueront le rôle d’arbitre. C’est le but que se sont fixé tous les acteurs concernés.

En savoir + : Luxe Pack, conférence mercredi 20 octobre à 14 h 30

www.elipso.org

* Entreprises de l’emballage plastique et souple.

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