Marque : maquillage tactique pour Burberry

Un nouvel axe pour la marque emblématique d’Inter Parfums, qui a réalisé en 2009 un chiffre d’affaires de 166,2 millions d’euros, a progressé de 25% au premier trimestre 2010 et devrait finir l’année aux alentours de 180 millions. Philippe Benacin, son PDG, est ambitieux avec un objectif de 200 millions d’euros.

Montée en puissance étudiée

Pour y arriver, il compte sur le maquillage, qui pourtant ne devrait générer que 2 à 3 millions d’euros supplémentaires. La différence passe par les stands que Burberry peut implanter grâce à cette nouvelle offre. « 10 m² consacrés à Burberry, c’est énorme. Nous aurons une nouvelle exposition dans les grands magasins où l’on nous voit peu », précise-t-il. C’est donc dans ce circuit que se fera le lancement avec une montée en puissance très étudiée : 30 portes dans le monde d’ici à 2011 (les Galeries Lafayette Haussmann le 1er septembre pour la France, Harrods au Royaume-Uni, la Rinascente en Italie, cinq Nordstrom aux États-Unis, etc.) pour atteindre près de 200 fin 2012. Alors qu’à l’exception des make-up artists, peu de nouvelles marques ont percé en maquillage, l’équipe croit aux atouts de Burberry Beauty : une gamme simple (onze références de 18 à 44 euros plus un pinceau à 45 euros) et facile d’usage (le mascara est « effortless »), élaborée avec Intercos et Primapack, reprenant les codes de la mode et son look british, inspiré par le trench-coat. Ainsi, le traditionnel motif du tartan décore aussi bien les tubes que les boîtiers et il est frappé sur le raisin du rouge à lèvres.

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