Design : philippe Starck capte L’Air du temps

Un rendez-vous avec Philippe Starck, c’est la promesse de passer un moment imprévisible. En une heure, le designer peut parler de son enfance dans la parfumerie de sa mère, des vacances à Cannes avec son père, des Parisiennes élégantes de l’avenue Victor Hugo, mais aussi d’astrophysique et de mathématique quantique. Autant de détours par les souvenirs pour en venir au flacon qu’il signe pour L’Air du Temps de Nina Ricci, disponible à partir d’octobre. Un flacon ou plutôt un objet non identifié, entre le boomerang et la silhouette de dinosaure, où l’oeil averti reconnaîtra l’esquisse des deux colombes sculptées par Lalique en 1951. Passionné par la dématérialisation des objets, après avoir marqué les dernières décennies de ses brosses à dents, presse-citron et autres tabourets, le créateur souhaite désormais se rapprocher de “l’essence des choses”. Un trait de crayon aura suffi à exprimer sa vision, mais plusieurs essais ont été nécessaires au verrier Brosse pour la réaliser. Étonnamment, Philippe Starck n’avait jamais travaillé pour un parfum avant de croiser Margerie Barbès-Petit, la directrice de la marque Nina Ricci, sur un vol Paris-Moscou. Le fait qu’il porte L’Air du Temps depuis cinq ans a facilité la rencontre.

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