Prestataires : l’UNION FAIT LA FORCE

Cette 43e édition du salon était placée sous de meilleurs auspices que l’an dernier. Les fournisseurs de la beauté reprennent le chemin de l’innovation après une année de déstockage massif.

Le salon Cosmoprof de Bologne, qui s’est tenu en avril dernier, a été l’occasion de faire le point avec les fournisseurs de la beauté sur leurs stratégies pour sortir de la crise. Innovations mais surtout regroupements sont de mise.

Les fournisseurs sont optimistes. Tous reconnaissent les difficultés qu’ils ont traversées en 2009, mais 2010 semble bien être synonyme de reprise. Reprise logique après le déstockage massif de l’an dernier, mais pas uniquement. Lors de la 43e édition de Cosmoprof à Bologne, en avril, l’espace dédié aux fournisseurs de la beauté, Cosmopack, a rompu avec sa tradition de présenter essentiellement leurs dernières réalisations et surtout leurs gammes de standards. Historiquement, les innovations techni-ques étaient plutôt réservées au salon Luxe Pack de Monaco, qui a lieu à l’automne.

« Les visiteurs étaient plus motivés que l’année dernière. 2010 sera probablement une année de transition : les marques reconstituant leurs stocks, ce premier semestre est bien chargé, observe Catherine Descourtieux, directrice marketing parfumerie chez SGD. Mais la visibilité après l’été reste fragile. » Le verrier a annoncé la première application de Gaïa, son verre 100% recyclé et dévoilé des tests coloriels de son effet miroir (lire p. 69). Sur la même tendance, Cosmogen, jusqu’ici spécialiste du maquillage, a confirmé son évolution vers le soin, avec les premières réalisations de ses applicateurs intelligents pour Guerlain et de ses pots airless choisis par Marionnaud pour sa marque propre (lire p. 40).

Du côté des formulateurs, Anne Challe, qui a repris la barre de Farevacolor en septembre dernier, fait elle aussi preuve d’optimisme : « Avec le rachat de l’usine Beiersdorf de Savigny-le-Temple, nous avons un potentiel annuel de 110 millions de pièces de maquillage et de 150 millions pour le soin. Cette année, nous avons pour objectif de tripler notre chiffre d’affaires 2009 ».

Tous pour un

Autre fait marquant, plusieurs fournisseurs ont joué la carte du regroupement en exposant sous une seule et même marque forte leurs différentes filiales. Aptar beauty+home a initié le rassemblement de toutes ses sociétés travaillant pour la beauté sous une bannière commune. Conséquence de la récession ? L’industriel s’en défend (lire interview ci-contre). Pourtant, il semble bien que l’union fasse la force. Autre exemple, le groupe luxembourgeois Il Cosmetics, qui avait déjà annoncé le rapprochement, début 2010, de ses filiales Interpack (conditionnement de produits pour les ongles), Luxcos (formulation de maquillage) et International Lacquers (vernis et soins), communiquait sur le full service et les savoir-faire apportés par chaque entité. Il vise un doublement de son chiffre d’affaires en quatre ans, avec un investissement de 11 millions d’euros entre 2008 et 2011 sur l’ensemble du groupe.

Alkos Développement a même présenté une collection de maquil-lage commune à deux de ses filiales, Alkos Cosmétiques et Inter Cosmétiques. En parallèle, quelques jours avant le salon, l’Italien Chromavis, opérateur mondial de la cosmé-tique B to B, signait un accord en vue de la reprise de Durlin, spécialiste du vernis à ongles.

L’heure est donc au rapprochement. Signe des temps, deux autres spécialistes du packaging, Linea Glam et Chirine International, ont annoncé un futur développement commercial commun pour leurs activités européennes.

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