Merchandising : des rayons virtuels bien réels

Le logiciel Displayer de IWD permet aux merchandisers, ici ceux de Make Up for Ever, de gagner du temps : un jour au lieu de deux pour réaliser un magasin complet.

Les logiciels merchandising en 3D se perfectionnent. Leurs nouveaux atouts sont nombreux : gain de temps, simplicité, partage de l’information, tests consommateurs…

Il y a encore un an, Lucie Ramade, merchandiser international de Make Up for Ever, réalisait ses planogrammes (1) sur Power Point avant de les envoyer aux directeurs de marque ou aux merchandisers des filiales à l’étranger. Depuis huit mois, elle les exécute en 3D grâce au logiciel Displayer développé par IWD. « Je passe une journée à réaliser un magasin au lieu de deux auparavant », constate-t-elle. Le gain de temps n’est pas le seul atout de ce logiciel conçu comme une boîte à outils pour tous. Quelques déplacements et clics de souris suffisent à ordonner les produits, pré-référencés dans une bibliothèque de la marque, sur un linéaire type, ou à placer des meubles dans un espace vierge. Displayer fédère plus de 4 000 utilisateurs, qui vont du responsable merchandising au marketing en passant par les architectes, designers, responsables commerciaux, animatrices des ventes. Chacun ayant un accès plus ou moins complet au logiciel via internet. Par exemple, un directeur de magasin pourra seulement installer des produits dans un rayon ou placer des mobiliers définis au préalable par le siège social. « Il y a ainsi moins de déperdition d’information », remarque Guillaume Vignerot, business developer Europe chez IWD.

Un argument de poids pour une marque de luxe. « Autant les enseignes de grande distribution restent libres d’aménager leurs hypers ou supermarchés comme elles le souhaitent, autant celles du sélectif sont contractuellement soumises par la marque au respect d’un environnement qualitatif », rappelle François Delhaye, directeur de Klee Commerce, autre fournisseur de logiciel merchandising pour le luxe.

Le souci du détail

Pour reproduire un espace de manière la plus réaliste possible, « certaines marques nous demandent un rendu du meuble et du produit en fonction des différents angles d’éclairage, du reflet de la lumière sur les articles, explique Guillaume Vignerot. C’est un avantage dans les négociations de podiums, d’animations ou d’espaces linéaires avec les distributeurs. » La possibilité de zoomer sur certains éléments permet aux responsables merchandising de former le personnel du point de vente, ou ses propres équipes, en temps réel via internet. « L’objectif est de laisser une grande autonomie à la marque », ajoute Guillaume Vignerot.

Certains industriels vont jusqu’à ouvrir ces plateformes on-line aux consommateurs pour tester des nouveautés ou des agencements. « Ils accèdent sur internet à l’espace de vente virtuel de la marque. Cette dernière leur fournit une liste de courses à effectuer dans leurs rayons en 3D. À partir, notamment, des déplacements et des clics de la souris de l’ordinateur des clients, elle analyse vers quels types de produits se sont portés leurs choix », explique Philippe Loeb, responsable de 3Dvia Shopper, nouveau logiciel dédié au commerce de Dassault Systèmes. La palette d’utilisation ne cesse de s’élargir pour reproduire un lieu de vente de plus en plus réel.

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