Innovation : p&G : la Cosmetic Valley Connection

Alvaro Miranda Diaz, responsable C&D pour l’Europe de l’Ouest : «Il n’y a qu’en France que l’on trouve un pôle de compétitivité dédié à la cosmétique, et donc une telle concentration d’innovateurs.»

Initié en 2002 par P&G pour ouvrir sa recherche à des sources extérieures d’innovation, le programme Connect + Develop (C&D) devrait bientôt avoir un pied en France, au coeur de la Cosmetic Valley (1). Objectif : « Identifier des possibilités de collaboration ouverte et nouer de nouveaux partenariats en soin et en capillaires ». Car, en dépit de ses 8 000 chercheurs, répartis dans 26 centres à travers le monde (2), Procter & Gamble ne dispose pas de R&D en France. Connecter sa recherche à celle de la Cosmetic Valley représente donc une opportunité stratégique.

« Il n’y a qu’en France que l’on trouve un pôle de compétitivité dédié à la cosmétique, et donc une telle concentration d’innovateurs », résume Alvaro Miranda Diaz, responsable C&D pour l’Europe de l’Ouest. À la demande du groupe américain, la Cosmetic Valley a donc organisé, début mai, trois journées de visites et de rencontres avec les responsables de dix-sept entreprises et organismes de recherche. L’occasion pour ces derniers de présenter les projets beauté et capillaires qui pourraient faire l’objet d’une collaboration. « Nous n’en sommes qu’à la première étape, modère Alvaro Miranda Diaz. Il s’agit surtout de nouer des contacts et de poser les bases d’une relation solide et durable. »

« Devenir un partenaire de choix »

Le groupe ne donne d’ailleurs aucun calendrier : « L’innovation peut être très en amont comme elle peut concerner des produits quasi finis. Nous n’arrivons pas avec un brief spécifique ». Pour Mark Evans, directeur C&D Beauty, ces rencontres sont avant tout l’occasion de découvrir ce que les sociétés ont à offrir, chacune dans leur domaine (technologie, recherche, produits finis…). « Il importe peu que rien ne ressorte de cette première visite. Nous sommes ici aujourd’hui pour créer des liens, et devenir à leurs yeux un partenaire de choix. » Un partenariat qui bénéficie aux deux parties, insiste Christophe Masson, manager Recherche & Innovation de la Cosmetic Valley : « Il ne s’agit en aucun cas pour Procter & Gamble d’externaliser sa recherche, ou de trouver des fournisseurs. C’est une « win-win situation » : une mine d’innovations pour le groupe, et pour les collaborateurs les moyens de développer leur activité et de se faire connaître ».

(1) P&G est membre de la Cosmetic Valley depuis 2008. (2) Soit, en 2008/2009, un investissement de 1,9 milliard de dollars (environ 1,5 milliard d’euros) pour un CA de 79 milliards de dollars, dont 26,3 milliards pour la division Beauty.

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