Développement : matis pose la première pierre

«Je veux construire un groupe spécialisé dans la beauté.» Telle est l’ambition affichée par Christian Moreau, nouveau propriétaire de Matis.

Christian Moreau n’est pas un habitué de l’industrie cosmétique. Mais cet entrepreneur autodidacte, qui a commencé dans le secteur médical avant d’investir dans différentes affaires (énergie, mobilier…), s’est pris au jeu.

Après avoir racheté une unité de production de produits de beauté, Budelpack Labiomar, à Signes, près du Castellet (Var), il a repris Matis à la famille Camboulive en décembre 2009. « Je veux construire un groupe spécialisé dans la beauté. J’étudie d’autres dossiers d’acquisition », annonce-t-il. En attendant d’étoffer son portefeuille, Christian Moreau a confié la direction générale de Matis à un spécialiste du monde cosmétique, Thierry Kuntz, ex-directeur international de Guinot et Mary Cohr. Un premier travail de modernisation et de simplification de l’offre et des protocoles, jugés trop nombreux (29), sera progressivement réalisé. « Matis sera repositionné comme une marque esthétique et scientifique. Nous avons déjà mis en place un plan à trois ans avec notre laboratoire de R&D, situé dans notre usine d’Osny, dans le Val-d’Oise », indique Thierry Kuntz.

« 600 instituts et spas à terme »

Les premiers produits de cette nouvelle ère seront mis sur le marché en 2011, dans les instituts et les spas. « Nous revenons sur une marque 100% professionnelle présente, à terme, dans 600 instituts et spas significatifs », assure Christian Moreau. Matis, vendue dans 400 instituts en France (sur un total de 6 000 dans le monde), avait étendu sa diffusion aux pharmacies, para et grands magasins ces dernières années. Par ailleurs, la marque, qui a fermé son établissement parisien (avenue Victor Hugo), teste un partenariat exclusif avec l’institut, Premier Sens, devenu « Premier Sens by Matis », rue du Louvre, au coeur de Paris.

Facebook
Twitter