Travel retail : aelia tire son épingle du jeu

Jean-Baptiste Morin, PDG d’Aelia : «Nous avons investi un nouveau marché à potentiel, les boutiques de terminaux portuaires».

Dans l’univers chahuté du travel retail, la filiale du groupe Lagardère contient le repli de son chiffre d’affaires et poursuit l’extension de son parc.

En 2009, les ventes d’Aelia, numéro un français du travel retail, ont reculé de 3,4% pour avoisiner les 590 millions d’euros. Une baisse sensiblement inférieure à celle du marché européen, sur lequel la filiale du groupe Lagardère opère principalement. En effet, selon les premiers chiffres divulgués par Generation Research, les ventes du travel retail ont chuté de 13,5% en Europe, zone la plus affectée par la récession économique et le recul du trafic passagers.

Un périmètre d’activité étendu

Pour son PDG, Jean-Baptiste Morin, il faut surtout regarder l’évolution des ventes par passager, indicateur clé pour le commerce du voyageur. Et celle-ci est globalement bonne en 2009 pour l’opérateur français. Dans les boutiques exploitées en partenariat avec ADP, via la joint-venture SDA, les passagers ont globalement dépensé 4% de plus qu’en 2008. Et si l’on s’intéresse uniquement les passagers non européens, le montant de leurs achats a progressé de près de 7% l’an dernier par rapport à l’exercice précédent. Même tendance pour les dépenses par voyageur dans les boutiques installées outre-Manche : elles ont bondi de 9%. Des résultats que le groupe explique, notamment, par ses efforts en matière de communication, de marketing et de formation des équipes.

En 2010, Aelia compte sur la reprise du trafic aérien, amorcée depuis janvier, pour doper ses résultats, ainsi que sur l’accroissement de son périmètre d’activité. En effet, le distributeur a décroché de nouvelles concessions dans les aéroports français de Nice Côte d’Azur, Beauvais, Lille et Bordeaux, mais aussi à Prague Ruzyne, en République tchèque, ou dans des aéroports implantés sur la zone Asie-Pacifique, en partenariat avec une société soeur du groupe Lagardère (activité mode). « Nous nous sommes aussi lancés sur un nouveau marché à potentiel : les terminaux portuaires, en gagnant les concessions de boutiques des ports espagnols de Barcelone, Valence et Palma de Majorque. Enfin, notre filiale Aéroboutique, spécialisée dans les ventes à bord, a remporté un contrat avec la compagnie Iberia, dont les premiers résultats sont très encourageants », se félicite Jean-Baptiste Morin.

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