les clients boudent les circuits traditionnels

PARFUMERIE SÉLECTIVE

Les trois axes reculent

2,77 milliards d’euros (-1,4%). Ventes valeur (évolution).

64,9 millions d’unités (-3,9%). Ventes volume (évolution).

42,62 euros (+2,6%). Prix moyen (évolution).

Le CA des trois axes (parfum, soin, maquillage) recule. Celui des parfums, dont l’année 2009 a surtout été animée par des nouveautés féminines, s’effrite de 0,7%, à 1,8 milliard d’euros. Le maquillage perd 1,2% en valeur. Le soin est le plus affecté avec près de -4%.

Source : NPD Group Beauty Trends 2009 (parfum + soin + maquillage).

SEPHORA PREND LE LEADERSHIP

AUTRES 4,3%

UNE HEURE POUR SOI 2,1%

DOUGLAS 7 %

BEAUTY SUCCESS 7 %

GALERIES LAFAYETTE 5,5%

PASSION BEAUTÉ 3,9%

LE PRINTEMPS 2,5%

SEPHORA 26 %

NOCIBÉ 16,7 %

MARIONNAUD 25 %

SOURCE : COSMÉTIQUEMAG, DISTRIBUTEURS 2009.

Sephora devance officiellement Marionnaud. Ce n’est pas la seule enseigne à grignoter des parts de marché : Nocibé gagne 0,9% (PDM en valeur à 16,7%), Douglas et Beauty Success, tous deux à 7%, se maintiennent alors que Le Printemps perd près de 0,5%.

LE NOMBRE DE PARFUMERIES EN BAISSE

2003 / 2004 / 2005 / 2006 / 2007 / 2008 / 2009

Créations / 61 / 36 / 47 / 62 / 86 / 66 / 67

Rachats / 33 / 40 / 77 / 63 / 56 / 55 / 19

Cessations / 105 / 118 / 123 / 80 / 96 / 50 / 77

Total parfumeries / 2 642 / 2 568 / 2 502 / 2 488 / 2 489 / 2 511 / 2 496

Source : EPL International 2009.

Même si le nombre de fermetures de parfumeries s’est accru en 2009, les ouvertures ont maintenu le parc autour de 5 000 points de vente. Les rachats sont en baisse : le nombre d’affaires attractives diminue et leur prix reste très élevé.

Autre fait marquant : le déréférencement de certains produits par les distributeurs. « Ce tri n’a été qu’une ébauche. Il sera plus prononcé cette année », selon Marie-José Farina, PDG d’EPL International.

PHARMACIE-PARA

Un marché à l’équilibre

CA 2009 (milliards d’Euros) / Évolution (%)

Pharmacie / 1,56 / +1,7

Parapharmacie / 0,44 / +0,3

Total / 2 / +1,3

Source : IMS Pharmatrend, Paratrend, marché de l’hygiène-beauté hors accessoires (chiffres arrondis).

Les ventes totales beauté en valeur se maintiennent en pharmacies et parapharmacies. L’officine tire le marché avec une hausse de son chiffre d’affaires de près de 2%.

GRANDE DISTRIBUTION

L’hygiène-beauté sacrifiée

CA 2009 (milliards d’euros) / évolution (%)

Soins beauté / 1,45 / +1,2

Capillaires et accessoires cheveux / 1,32 / -2,7

Hygiène corporelle / 2,70 / +1,9

Total / 5,47 / +0,6

Source : Iri Infoscan 2009 – Total Hypers + supermarchés Census (chiffres arrondis).

L’hygiène-beauté en GMS peine à renouer avec la croissance : +0,6% en valeur et +0,5% en volume. La moyenne des ventes de PGC est meilleure : +2,5% en valeur et +2% en volume. Preuve une fois de plus que les produits de beauté pâtissent de l’arbitrage des consommateurs.

Le recul des capillaires, et notamment des produits coiffants, pénalise le rayon. Les résultats des soins corps et visage sont décevants compte tenu du développement de l’offre et du linéaire.

Les savons, à la hausse, ont largement bénéficié de « l’effet grippe A » : face aux risques de transmission du virus H1N1, les consommateurs se sont davantage lavé les mains.

Autre tendance qui ne semble pas être un feu de paille : le développement du bio grâce à l’arrivée de marques fortes comme Mixa et Ushuaïa (LaScad) qui, par des prix accessibles et des campagnes de communication, ont démocratisé le segment (voir CM n°107, p. 8). Même si celui-ci reste pour l’instant mineur : les produits certifiés bio représentent 0,5% du chiffre d’affaires total de l’hygiène-beauté.

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