Internet : le crowdsourcing donne des idées aux marques

Le 8 mars, Thierry Mugler lançait Womanity, une plateforme communautaire où le public est invité à donner sa vision de la féminité. « Thierry Mugler avait envie de donner un lieu d’expression aux femmes », explique Émilie Depoux, international internet manager de la marque. Celle-ci, qui se retrouve ainsi à la tête d’un réservoir d’idées, a même déposé le nom « Womanity » sur toutes sortes de catégories de produits. « Nous nous donnons la possibilité de développer une gamme avec l’impulsion d’internautes qui seront sollicités lors de concours », ajoute-t-elle.

Un avatar du web 2.0

Le principe n’est pas tout à fait nouveau et porte un nom, le « crowdsourcing » ou, en français, l’approvisionnement par la foule. « Il est apparu vers 2006 avec le web 2.0 », précise Grégory Pouy, directeur media & social media de l’agence Nurun. Ce concept, qui appelle le public à participer à la création et à la stratégie de la marque, permet aux entreprises de se constituer un vivier de créatifs qui sont aussi des consommateurs et des admirateurs. Ainsi Calvin Klein propose de dessiner le flacon de son prochain parfum, Burberry invite à se prendre en photo avec son trench. Des initiatives qui ne vont pas encore assez loin pour Émilie Depoux : « Nous voulons intégrer les internautes tout au long du processus créatif ».

Le crowdsourcing semble avoir tout de même quelques limites. « Les marques de luxe ne devraient pas avoir besoin d’idées venant du public », remarque Grégory Pouy. Si les consommateurs peuvent être force de proposition, ils restent néanmoins en attente d’innovation.

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