Interview : « Développer le parfum en pharmacie »

Depuis le début de l’année, Roger & Gallet a quitté la division Produits de luxe de L’Oréal pour intégrer la Cosmétique active. Quelles conséquences pour la marque ?

Fabrice Dubois : Cela nous permet d’exploiter des synergies en termes de distribution. Nos marques La Roche-Posay et Vichy sont présentes dans 7 à 8 000 pharmacies, Roger & Gallet dans 2 à 3 000. Nous avons l’occasion de convaincre les pharmaciens d’accorder plus de place à la catégorie parfumerie, avec un positionnement prix accessible. Nous croyons au développement de cette catégorie, sur laquelle il y a peu d’acteurs, à l’exception de L’Occitane, mais sur une plus petite distribution.

Comment convaincre les pharmaciens ?

F. D. : Par rapport à La Roche-Posay, qui est dans une logique problème/solution, Roger & Gallet fait moins partie du métier de base du pharmacien. Il faut le décomplexer et lui donner envie de vendre du parfum, en lui montrant que c’est une vraie opportunité de business. La marque a beaucoup travaillé la visibilité en point de vente. Nous organisons des formations, des soirées. Une dizaine de dates sont prévues dans toute la France pour Amande Persane, que nous lançons en avril (lire p. 32). Ces rencontres permettent de transmettre l’histoire de la marque, de donner les mots pour vendre les produits. Notre avantage est que Roger & Gallet bénéficie d’une grande notoriété et d’une très bonne perception auprès des pharmaciens.

Y aura-t-il des innovations produit ?

F. D. : Notre offre sera toujours construite autour du parfum. Nous avons l’image de parfumeur à Paris et nous allons continuer dans cette voie. Nous proposerons une nouvelle fragrance et des produits dérivés chaque année. Mais dans les mois à venir, nous allons lancer de nouveaux produits centrés sur le bien-être, le plaisir, la sensorialité, en soin et en parfum.

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