Distribution : raz-de-Marais sur la beauté

En novembre dernier, Lostmarc’h a installé sa première boutique parisienne dans le Marais. Située au 112 rue Vieille-du-Temple, à côté d’un autre Breton, Breizh Café, elle s’étend sur 70 m2.

La rue des Archives et celle des Francs-Bourgeois, au coeur de Paris, sont les adresses montantes de la beauté. Experts et commerçants livrent leurs explications.

Début mars, Biu Beauté Bio (ex-Naturalia Beauté Bio, lire p. 21 a ouvert une boutique de 90 m2 rue des Archives, à Paris, à quelques dizaines de mètres du parfumeur Patricia de Nicolaï, qui venait d’y emménager. Les parfums bretons Lostmarc’h les avaient précédés en inaugurant leur premier magasin dans la capitale au 112 rue Vieille-du-Temple, en novembre. Ces nouveaux venus complètent une offre beauté déjà bien représentée dans les 3e et 4e arrondissements de Paris. Dans la seule rue des Francs-Bourgeois, Guerlain, Kiehl’s, Mac, Bobbi Brown côtoient Fragonard, Diptyque, The Body Shop, L’Artisan Parfumeur, L’Occitane, Marionnaud.

Une clientèle jeune et fashion

« Ici, les enseignes s’assurent d’un chiffre d’affaires potentiel », affirme Pierre Raynal, responsable du département dédié à la représentation d’enseigne chez Cushman & Wakefield. Très fréquenté par les touristes et les Parisiens, le quartier attire une clientèle jeune, fashion. « L’un de nos clients, la marque italienne de maquillage Kiko y cherche un emplacement, reconnaît Pierre Raynal. S’installer là où il y a déjà des concurrents permet de profiter d’une clientèle captive. » Un avis partagé par Anne-Claire Lambersy, responsable marketing de Biu Beauté Bio : « Nous venons en complémentarité des autres magasins beauté. Par ailleurs, cette adresse est plus accessible pour nos clientes venant de banlieue et pour notre clientèle internationale, notamment japonaise ».

« La rue des Francs-Bourgeois fait partie des rues parisiennes les plus demandées avec la rue Saint-Honoré (1er arrondissement), constate Pierre Raynal. Les commerces sont autorisés à ouvrir le dimanche et ce, depuis bien avant le décret sur l’ouverture dominicale dans les zones touristiques. Ce n’est pas le cas de la rue Saint-Honoré ». En outre, « le prix au mètre carré s’y élève à 2 500-3 000 euros, contre 6 000 euros rue Saint-Honoré. Aujourd’hui, les prix semblent se stabiliser. » Pour Jean-Louis Michau, co-fondateur des Parfums Patricia de Nicolaï, « les baux restent très chers, mais nous voulions une adresse centrale. » Le parfumeur est l’un des rares à bénéficier d’une surface de vente de 150 m2. « Dans ce vieux Paris, il est quasi impossible de trouver plus de 100 m2 », confirme Pierre Raynal.

Les emplacements disponibles se raréfient-ils également ? « Il y a toujours des commerçants indépendants qui, devant la flambée des prix, n’hésitent pas à vendre, quitte à installer leur activité ailleurs, explique Pierre Raynal. Il y a peu d’endroits qui évoluent comme la rue des Francs-Bourgeois. À part, peut-être, les arcades du jardin du Palais-Royal où se sont installés des créateurs de mode comme Stella Mc Cartney. Le boulevard Raspail (6e et 7e arrondissements) pourrait aussi bouger : l’arrivée d’un magasin Hermès de 2 000 m2, annoncée pour la fin de l’année, va certainement attirer d’autres enseignes de luxe. » à suivre.

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