Développement : les échantillons font leur cinéma

Une drôle de machine trône dans le hall du cinéma Megarama de Bordeaux. Baptisée Point Parfums, elle comprend un affichage publicitaire déroulant présentant des parfums Thierry Mugler et trois écrans tactiles proposant chacun trois fragrances que le consommateur peut juste sentir ou acheter (1 euro le mini-spray) grâce à un distributeur intégré.

Patrick Tardif, ancien patron de parfumeries, a investi près de 3 millions d’euros pour développer ce concept inédit. Point Parfums est commercialisé par la société bordelaise Ellipse Affichage, dont le fondateur, Stanislas d’Anthonay, précise : « Le principe, c’est le libre-accès au parfum dans un lieu de rêve, d’attente et de fréquentation élevée, pour toucher un nouveau public. » Unique et protégé, le système d’olfaction (jet d’air sur fragrance solide) évite toute projection et rémanence. L’achat d’un mini-spray est accompagné d’un bon de réduction chez un distributeur (ici, -15% sur le rayon beauté des Galeries Lafayette). Car le but de Point Parfums est bien de générer du flux pour ses partenaires : une ou plusieurs marques et un distributeur local.

Un mois après son installation, le premier Point Parfums bordelais a répondu à 10 000 sollicitations olfactives et vendu 420 mini-sprays. D’ici un an, une dizaine d’autres machines (20 000 euros l’unité) devraient éclore dans des cinémas de l’ouest de la France, avant de s’intéresser à d’autres lieux publics.

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