INGRÉDIENT : l’ambre remis au goût du jour

Dans L’Eau Ambrée de Prada, le faible dosage d’ambre donne de la modernité à la note.

En star de L’Eau Ambrée de Prada, l’ambre a aussi été choisi par Lolita Lempicka pour Si Lolita, Juliette Has a Gun pour Calamity J. ou encore Francis Kurkdjian pour Apom. Ce grand classique de la parfumerie revient sur le devant de la scène. “Dans la dernière fragrance de Prada, l’ambre est dosé à son minimum de perception, d’où sa modernité. En plus, cette molécule a pour elle l’avantage d’être une note très addictive”, observe Daniela Andrier, parfumeur chez Givaudan, auteur de L’Eau Ambrée.

Au rayon des classiques

Depuis des décennies, les créateurs de parfum l’ont placé au coeur de leurs compositions. En 1993, Serge Lutens a signé un classique du genre, Ambre Sultan. L’ambre est également l’une des facettes d’Habit Rouge de Guerlain et d’Allure de Chanel.

Mais que se cache-t-il derrière cet ingrédient ? Il faut distinguer l’ambre gris de l’accord ambré, à ne pas confondre non plus avec la résine d’ambre – secrétée par les conifères et cristallisée à l’air par oxydation -, uniquement utilisée comme gemme pour la bijouterie ou la décoration. L’ambre gris employé en parfumerie correspondait aux sécrétions du cachalot ; aujourd’hui interdit – comme tous les produits d’origine animale -, il est remplacé par une molécule de synthèse, l’ambrox ou ambroxan, issue de la sauge sclarée. Sous cette forme, l’ambre intervient plutôt en note de fond pour un sillage persistant tout en apportant un côté velouté et sensuel. “Il se marie parfaitement aux boisés ou aux orientaux pour encore plus de chaleur”, relève Christophe Reynaud, parfumeur chez Givaudan. Composé de patchouli, vanilline, ciste et santal, il est exploité sous forme d’accord aux multiples facettes.

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