IN-COSMETICS : les ingrédients de l’innovation

Le salon In-Cosmetics fête ses 20 ans. Selon Richard Hesk, directeur des expositions, «l’obsession croissante pour la jeunesse a ouvert un énorme marché pour les produits anti-âge».

Le salon des matières premières, qui aura lieu du 13 au 16 avril porte de Versailles, à Paris, fête ses vingt ans. Richard Hesk, directeur des expositions du groupe In-Cosmetics, décrypte les tendances liées aux découvertes sur les ingrédients.

“Depuis 20 ans, l’industrie des ingrédients n’a de cesse de s’adapter aux évolutions de la société et des comportements de consommation, pose en préambule Richard Hesk, directeur des expositions du groupe In-Cosmetics. L’obsession croissante pour la jeunesse, combinée à une population vieillissante, a ouvert un énorme marché pour les soins anti-âge.” Selon Euromonitor, le segment anti-âge connaît la croissance la plus rapide sur le marché global des soins de la peau : 67% entre 2002 et 2007, atteignant 14,9 milliards de dollars US en 2007. Une étude menée par Mintel GNPD confirme : 17% des produits de beauté lancés en 2008 revendiquent une action anti-âge. Les exigences d’une population de plus en plus âgée – en particulier les baby-boomers – et l’importance accordée à la jeunesse sont les moteurs de cette demande.

Au-delà du ciblage des rides

Dans ce contexte, les procédures abordables, telles que le Botox et les gommages chimiques, séduisent de plus en plus les seniors (ainsi que les 20-30 ans souhaitant anticiper les premiers signes du vieillissement), mais pour ceux qui ne désirent pas emprunter cette voie, l’industrie de la beauté répond en lançant des produits censés imiter ces traitements professionnels.

Les développements effectués au niveau des ingrédients participent à cette tendance. En vingt ans, le nombre d’ingrédients bruts a énormément augmenté et la variété actuellement disponible permet aux fabricants de réaliser des choses impensables auparavant. Des antioxydants naturels aux peptides scientifiques et aux activateurs des sirtuines, les ingrédients d’aujourd’hui vont bien au-delà du simple ciblage des rides ou des cheveux gris : ils affirment augmenter l’immunité et la longévité des cellules.

La combinaison des peptides et de la botanique devient également de plus en plus populaire. La chimie des cosmétiques, qui a fait beaucoup de chemin, se focalise sur le traitement du vieillissement génétique, par opposition au vieillissement prématuré causé par l’environnement.

“L’autre grand changement que nous observons, c’est qu’à mesure que les consommateurs prennent conscience des problèmes environnementaux, les fabricants répondent par des produits naturels et bio”, note Richard Hesk. Alors que les grandes marques prestigieuses tendent à se trouver au premier plan du marché de l’anti-âge, des sociétés de niche, plus petites, ainsi que des labels privés mènent le secteur naturel et biologique. Les statistiques de Mintel montrent que les lancements de ce type de produits par des labels privés sont passés d’un quart en 2005 à un tiers en 2007 et à plus de la moitié sur les quatre premiers mois de 2009. 16% des lancements par des labels privés en 2008 se disaient à caractère éthique, comparé à 2% seulement en 2006.

En savoir plus : www.in-cosmetics.com

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