ANTI-ÂGE : la science des gènes

Un mot a fait son apparition dans le vocabulaire des scientifiques du monde de la beauté : la cosmétogénomique. Une nouvelle voie de recherche sur la lutte contre le vieillissement cutané, basée sur l’expression des gènes, est ouverte.

Génifique de Lancôme, Advanced Night Repair d’Estée Lauder, Professional Pro X d’Olay, Code Jeunesse de L’Oréal Paris, Skin Vivo de Biotherm… Depuis quelque temps, de nombreuses marques lancent des formules reposant sur l’expression des gènes. Ces derniers gouvernent en effet la vie de la cellule, et donc celle de la peau. Aucune activité n’échappe au contrôle génétique, ni la respiration et son apport d’énergie, ni la division cellulaire synonyme de renouvellement, ni les synthèses de molécules et leurs effets sur la réparation, la densité, l’élasticité, le bronzage ou le stockage des graisses… ni même la sénescence. Maîtriser l’activité des gènes est le rêve de tout biologiste et, bien sûr, celui des cosmétologues. Les gènes sont ainsi devenus la cible des produits de beauté, donnant naissance à la cosmétogénomique, c’est-à-dire l’analyse de l’expression des gènes sous l’action des cosmétiques. Mais leur langage est encore difficile à déchiffrer. Les gènes sont nombreux (plus de 26 000 dans chaque cellule), ils agissent en groupe, se contrôlent les uns les autres, et parfois un gène gouverne une action et son contraire. Cette nouvelle voie de recherche apparaît comme un réservoir de croissance pour les soins anti-âge car elle ouvre de vastes perspectives sur la réparation de la peau.

Ce dossier a pour objectif de vous aider à y voir plus clair. Dans un premier temps, trois scientifiques décryptent les enjeux de la cosmétogénomique : le professeur Louis Dubertret, dermatologue, professeur universitaire au CHU de l’Hôpital Saint-Louis de Paris ; le docteur Philippe Benech, ancien directeur de recherche au CNRS et fondateur de PrédiGuard (société spécialisée dans l’interprétation des données de la génomique) ; et Bruno Bernard, directeur de recherche au laboratoire Sciences du vivant L’Oréal. Au-delà de la recherche fondamentale, la recherche appliquée guide le travail des fournisseurs d’actifs. C’est le thème que nous abordons avant de conclure sur un glossaire des actifs des principaux soins du marché.

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